Thomas Edison : serial-innovateur

Avant tout connu pour avoir inventé l’ampoule électrique et créé General Electric, Thomas Edison aura également contribué à la création du phonographe, de la première centrale électrique, du télégraphe duplex, et de l’ancêtre de la pile alcaline. En tout, il aura déposé 1093 brevets, en 63 ans d’activité. Le secret de cette réussite ? la méthode d’innovation qu’il a mise au point, reposant sur l’expérimentation, la valorisation des erreurs, et la gestion des risques. Décryptage lumineux.

« Je n'ai pas échoué. J'ai simplement trouvé 10 000 solutions qui ne fonctionnent pas » Thomas Edison

 

Thomas Alva Edison (1847-1931) est parfois défini comme « l’inventeur de l’innovation ». Père de l’ampoule électrique et pionnier de l’électricité en général (il a créé Edison General Electric Company en 1878 qui deviendra quelques années plus tard General Electric), cet inventeur-scientifique-industriel a également inventé le télégraphe, le téléscripteur, le microphone, le phonographe, la pile alcaline et… la chaise électrique. Il fut également patron de presse ; les revenus tirés de la commercialisation de son journal « Weekly Herald » (vendu dans les trains) lui aura permis de créer son premier laboratoire de chimie. Si la surdité qui l’affecte dans son enfance, après une scarlatine à complications, est l’un des éléments qui a contribué à forger la personnalité extraordinaire d’Edison (« Il est probable que la surdité m'a amené à la lecture (…) j’ai lu la bibliothèque entière de Detroit »), il aura surtout formalisé et amélioré au fil du temps une méthode d’innovation, reposant sur huit principes.

 

Edison : le saint-patron des chefs de projets


Adepte de la méthode scientifique « Trial and Errors » (essais et erreurs), Edison avait pour habitude - après avoir défini un besoin - de commencer par se documenter pour obtenir une idée générale d’un concept (« Know the known »), puis d’expérimenter toutes sortes d’idées en poursuivant un objectif précis. Il s’efforçait de ne jamais tenter de réinventer quelque chose qui existait déjà et surtout de capitaliser sur des échecs pour parvenir au final à un produit abouti.

 

Comme tout bon chef de projet qui se respecte, il n’était pas rare qu’Edison mène simultanément plusieurs dizaines de projets… Pour y parvenir, il a développé une véritable méthode de gestion de projets qu’il aura tout d’abord mis en pratique dans la construction de son laboratoire (1er centre de R&D de l’histoire), qui peut être visité aujourd’hui à West Orange dans le New Jersey. Cette « usine à invention », comme il aimait le définir, offrait à ses collaborateurs  tout ce qui pouvait leur être utile : laboratoires de chimie, de physique et de matériaux, un bureau d’étude, un atelier de machines et une bibliothèque. Des ingénieurs, artisans, physiciens, sociologues, chimistes, designers étaient regroupés dans des équipes de 10 à 20 personnes, dont l’objectif principal était de développer des prototypes. Edison fut également un pionnier de la gestion des risques : il ne cessait de répéter « chiffrez, chiffrez, chiffrez pour réduire les incertitudes ».

 

Lire l’article

 

En complément :
une biographie exhaustive d’Edison 
et le détail (en anglais) des huit étapes de la méthode d’innovation d’Edison

 

A lire sur MyProjectCafe :
« Management des projets d’innovation »

et « Fiche de lecture : "Le gène de l’innovateur" » 

 

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