Scrum : collaboration, progressivité et adaptabilité

Parmi les méthodes Agile, Scrum favorise la collaboration, sur une base progressive. Particulièrement efficace pour le développement de produits, la méthode Scrum peut être adaptée à tout projet quel que soit le contexte, car elle aide une équipe à collaborer pour atteindre un objectif commun. Présentation détaillée.

« Scrum » est à l’origine un terme tiré du Rugby (« Mêlée ») qui symbolise le travail en équipe. La méthode « Scrum » est donc axée sur la collaboration d’une équipe autour d’un ou plusieurs objectifs commun(s), par exemple le développement d’un produit, mais également l’organisation d’un événement ou l’animation de la vie religieuse d’une paroisse !

Dérivée des méthodes de développement de logiciels (Xtrem Programming, notamment), la méthode a été conçue en 1993 pour aider les équipes à mieux collaborer, puis elle a été formalisée en 1995 par Ken Schwaber et Jeff Sutherland, deux spécialistes de la méthode Agile, ayant contribué à la rédaction du célèbre « Manifesto for Agile Software Development ».

Le principe de Scrum est d’une part de diviser un projet en plusieurs étapes successives (les « sprints » qui ne doivent pas durer plus de deux semaine) et de laisser beaucoup d’autonomie à l’équipe pour s’organiser.  D’autre part, la méthode se veut « réaliste », c'est-à-dire qu’elle tient compte du fait que pour de très nombreux projets, il est impossible de tout planifier dès le départ. Les spécifications sont donc vouées à être modifiées et précisées, et certains outils ne seront qu’utiles que lors de phases précises du projet. D’où la nécessité de réunir l’équipe quotidiennement (ce qui explique la référence à la mêlée du Rugby), sans que les réunions ne durent trop longtemps (15 minutes par exemple).

Chaque « sprint » contient un objectif unique et clairement défini. Il démarre par une estimation du travail à réaliser lors de l’étape, ce qui se traduit par une planification opérationnelle ;  et se conclut par un bilan des réalisations et une analyse des points positifs et négatifs. Comme dans toutes les méthodes Agile, Scrum implique une participation active du client, notamment dans l’affinage des objectifs de chaque sprint.

Découvrir la présentation (en anglais)

En complément : Scrum selon Wikipedia et une synthèse des caractéristiques de Scrum. Parallèlement, une nouvelle traduction du guide officiel Scrum de Schwaber et Sutherland est en ligne.

A lire sur My Project Café : « Scrum et Agile en pratique » et « Scrum, du rugby à la gestion de projet ».

 

Crédit Photo : © nyul - Fotolia.com

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