La « méthode excentrique » : équilibrer les risques et les opportunités

Si la Tour de Pise n’était pas penchée, attirerait-elle autant de touristes ? Et si le Sphinx avait un nez ? Et si le défaut était à la base de la perfection ? Un peu de philosophie estivale…

« C'est une ennuyeuse maladie que de conserver sa santé par un trop grand régime » La Rochefoucauld.

« Sans doute l'alcool, le tabac et le reste sont-ils des choses dont un saint doit se garder, mais la sainteté est elle-même quelque chose dont les êtres humains doivent se garder » Orwell (« Reflections on Gandhi », Partisan Review, janvier 1949).

Telles pourraient être les maximes préférées des partisans de la méthode « excentrique » et des adeptes de la « non-perfection ».  Partant du principe que si la Tour de Pise était aussi droite que la Tour Eiffel, elle serait beaucoup moins connue et susciterait certainement beaucoup moins de détours dans les voyages des Tour Operators, l’auteur de cet article estime que parfois le « gaspillage » (la récente rénovation de la Tour aura coûté 27 millions d’€ et nécessité 14 ans de travaux, pour réduire le degré de courbure de… 39,6 centimètres) apporte des bénéfices collatéraux insoupçonnés.

Big Ben elle-même penche de plus en plus (0,9 mm par an). Et il semblerait qu’en France aussi, certaines maisons s’enfoncent dans la terre. Bien que les raisons soient partout différentes, l’attrait de ces sites touristiques sortant de l’ordinaire ne fait pas de doute. C’est ce qu’ont compris les architectes qui dans les années 1920, se sont appropriés les travaux de Jacques Derrida pour fonder le mouvement du « déconstructivisme », reposant sur la non-linéarité et la distorsion.

A l’ère du Lean, de la chasse au « Gaspi » et de la rationalisation, un point de vue qui tranche…

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Crédit photo : © desrousseaux cyril - Fotolia.com

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