L’essentiel de la gestion de projets : communiquer en fonction de son interlocuteur

Avant de penser à lancer un projet, il convient de le défendre auprès de plusieurs populations de l’entreprise, qui deviendront des acteurs ou des « clients » de ce projet. Après son lancement, d’autres actions de communication doivent également être mises en œuvre.  Du fait de la variété des profils impliqués, un discours standard fait rarement l’affaire. Voici quelques conseils pour construire un argumentaire multi-cible.

Adapter un discours à sa cible est l’un des éléments de base de toute stratégie de communication. Tout étudiant en communication apprend dès sa première année d’étude à identifier les destinataires du message afin d’adapter son discours, à choisir le vecteur le mieux adapté à ce message (e-mail, téléphone, etc.), à être attentif au feed-back de l’interlocuteur, puis aux actions qu’il initiera en conséquence.


MOE, MOA et moi et moi et moi
Identifier les différentes parties prenantes d’un projet d’entreprise n’est pas le plus compliqué. La Maîtrise d’Ouvrage est le client du projet (le donneur d’ordre, mais pas forcément l’utilisateur final), la Maîtrise d’œuvre réalise le projet (le chef de projet et son équipe), l’utilisateur final est comme son nom l’indique, celui qui bénéficiera directement du projet lorsqu’il aura abouti. La Direction financière peut être impliquée pour évaluer non seulement le coût du projet, mais également son impact sur la trésorerie de l’entreprise tout au long du projet. D’autres entités peuvent être impliquées et diffèrent selon la teneur du projet (Direction informatique, Achats, logistique, etc.).

Chaque interlocuteur présente ses propres spécificités et zones d’intérêt que le Chef de projet doit maîtriser afin d’engager un dialogue de la manière la plus efficace possible. Si un dirigeant s’attache avant tout aux bénéfices métiers du projet, à sa rentabilité et à la manière dont il s’intègre dans la stratégie globale de l’entreprise, l’utilisateur final s’intéresse surtout aux changements générés par le projet et aux solutions qu’il lui apporte. Le manager de ce dernier est plus sensible aux hausses de productivité visées ou à l’incidence du projet sur son budget. Autant de détails qu’il convient de prendre en compte lorsque le chef de projets bâtit son argumentaire.
Certes, comme l’a dit Socrate : « connais-toi toi-même ». Mais dans le contexte d’une entreprise, il convient également de connaître les aspirations et les besoins des « autres », ainsi que les relations hiérarchiques qui les lient, afin de garantir une efficacité maximale.

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